Avortement (fictif)

Publié le par enviedhautdela.over-blog.com

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Des traces de mains qui ont parcouru ton corps à l'extérieur, d'autres qui se sont agrippées à l'intérieur, et toi fausse victime enchaînée. Chaque ongle arraché est une heure de réflexion inaboutie. Ta méchanceté a pris le dessus.

 

Et cette griffure du bas du ventre cachée jalousement par ton époux, cette ouverture à l'abus, prend toute ta force pour se refermer. La blessure de la honte mérite de révéler sa laideur exceptionnelle (pour cicatriser). Penses tu ton époux protecteur lorsqu'il saisit ta culpabilité comme un privilège? Tu es otage de cet être éveillé dans la destruction. Son père a pissé de l'acide fertile.

 

L'enfer pullulant brûlera dans tes yeux. Ils pleureront l'accumulation de tant d'années (et dire que tu ne t'es pas soignée). Orgueilleuse tu as cru pouvoir résoudre par toi même ce qui demande l'accord suprême. Tes yeux au ciel feront plus d'un tour. Ils se bloqueront blancs tel le silence.

 

Le même vide que tu ne pourras pas cacher. Parce qu'il y a des combats plus victorieux que celui du fond de teint, ces choses que tu n'aurais jamais du faire marquent ton visage. Tu pues la cruauté et l'inconscience. Le comportement d'un animal effrayé qui considéra son enfant comme menaçant des rêves de petite fille doit être jugé.

 

Et tu souries telle une idiote. Personne ne l'est ici.

 

Hystérique, tu passeras inutilement ta langue sur tes dents, ce goût de fer et de sang restera enfermé dans ta bouche collée. Tu ressentiras les pulsations de cette force qui ne voulait pas mourir et que tu as fait sortir quand même. Tu comprendras qu'il ne s'agissait que de ta chaire mais qu'elle va agir contre toi. Tu demanderas pardon mais nous nous retournerons comme tu l'as fait avec un(e) innocent(e). Comment pouvons nous t'aimer, maman, quand nous savons que notre survie ne tient qu'à un ordre d'arrivée?

Publié dans Politique

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