Si tu me mens

Publié le par Envie d'haut delà

Je t’écris très cher, cher enfant, chère insomnie

Pour soulever des poids trouvés sur ton papier

En espérant que vite tu seras rétabli

Et tu t’efforceras à nouveau de m’aimer.

 

J’ai appris par tes soins que tu m’avais trahie

Comme d’autres amies qui en avaient besoin

Devrais-je être offensée de n’être l’adorée ?

Devrais-je t’ignorer ou même t’insulter?

 

Je ne crois pas au fond que tu aies pu mentir

Sur tes intentions et je ne veux pas partir.

Tu me manques et si d’autres serments te lient

Sache qu’on ne meurt pas de se sentir trahie.

 

La solitude tue comme les maladies

Pas l’amour. On dit que l’amour nous guérit

Si tu manques de temps pour te sortir de là

Sache que je t’attends même dans l’haut-delà.

 

Sache aussi que le temps n’est pas épargnable.

Tes reproches que je trouve regrettables

Ne font pas revenir les pauvres effrayées

Qui absorbent ta vie faute d’utilité.

Publié dans Poésies

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