Spécial pour Prav **

Publié le par Envie d'haut delà

 

Je sais bien que je mens Maman.

Je sais bien que ta détresse était plus profonde que ce que je ressens à présent quand tu étais à ma place. Tu essaies de m'épargner, j'essaie d'évacuer, mais nous souffrons de cette fuite.

Même papa ne nous a pas donné la possibilité d'être autrement.

 

Vous attendiez un enfant mais pas moi. Je n'étais pas désirée car trop réfléchir pour rester enfermée dans la cellule familiale. Cet esprit trop lourd aujourd'hui me fait ramper à vos pieds pour que vous m'aimiez; mais je ne vous dis rien et vous ne m'écoutez pas.

 

Alors j'ai marché pour avancer le temps car le vide ne s'oublie pas. Tremblante, j'allais vers un lendemain incertain berçant dans mes bras le pouvoir.

De ce labeur nous ne retiendrons que la dureté. Mes journées ont été sèches et mes larmes n'abreuveront plus jamais ma passion du mal.

 

Je me suis affolée devant le temple du pêché me demandant si je supporterais la douleur. Lucifer m'a répondu « configuration mentale ».

 

S'ils veulent m'épouser, ils devront embrasser la mort. Ils peuvent se déguiser pourvu que je ne les démasque jamais. Car la sincérité est glacée et s'abat sur les gorges telle une lame trop longtemps tendue par des valeurs obsolètes, trop longtemps usées par le faux.

 

Que le choix avait été lourd avant d'abandonner les miens et de m'avouer qu'ils ne me connaissent pas. Mes paupières se sont abattues sur ce qu'il me restait de dignité car vous avez dénigré mes décisions. Les mêmes qui m'avaient conçue ne me comprenaient pas.

 

J'ai aimé la solitude car la mort était mon seul recours mais je n'étais pas seule.

 

S'il n'avait pas gouté aux larmes de mes yeux et s'il s'était contenté de rester à leur hauteur...

Alors qu'il oublie ce jardin au goût si particulier et qu'il ravale l'amertume redessinant ses lèvres.

S'il avaient compris que je n'existe pas derrière ce rêve et que mon personnage si dur et si sur ne cache que l'espoir ne pas être découverte si fragile et si prude que ma vérité.

Ce que je ne peux pas supporter, c'est sa curiosité et son besoin en moi d'éveiller des émotions. Car tant que je vivrai je renverrai cet être intérieur qui ne cherche que le beau pour construire un Babel symphonique.

 

Mes cris et mon souffle vous guideront vers les hauteurs et vous apercevrez un royaume; ce royaume c'est la mort et les arbres n'y sont plus.

 

Ton bonheur est ailleurs que dans cet univers,

Tu ne dois pas jouir contrairement à eux

Souvenir de ces ombres qui t'ont suivi trop jeune

N'oublie jamais que mes mains te parcourent.

Publié dans Psycho

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:0036: Prinprenelle :0091: 08/04/2011 20:40


Merci d'avoir publié dans la communauté
" Les nouvelles au fil des jours " .


Pravda 02/03/2011 17:46


Il y a des commentaires qu'on ne veut presque pas faire.

Quelques lignes pour combler des chagrins, quelques mots pour penser à d'autres choses. Quelques fois pour pleurer une vie. Pourtant, il faut vivre ou survivre, sans poèmes, sans blesser tout ceux
qu'on aime (Cf Balavoine).

Dans cette quête du bonheur, je te souhaite de trouver le bon chemin, que tu arpentes déjà car il est le tient.

Des bisous de minuit.


askelia 02/03/2011 14:36


j'avoue que je n'ai pas tout compris, mais j'aime le style.